Photo : Patrick Wecksteen www.wecksteen.fr
Les bronzes de la foi ne sonnent plus que l’heure
Aux flèches abandonnées de la grande assemblée,
Laissant tous les autels, sans lumière et sans fleur,
Se louer peu à peu en chambres à meubler.
Dans les maisons de Dieu, en manque d’affection,
Ses ministres au dépit, rendent leur tablier,
Tant pour parler d’amour ils n’ont d’introspection,
Etant privés de joie, de tendresse, de piliers.
Et dans leur Walhalla, accrochés aux boulets
De leur antiquité, des liens de sénescence
En défaut de bon sens, préparent des regrets,
Inconscients du cancer de dégénérescence.
Chaque matin qu’il fait, Dieu devient plus Allah,
Les voix des minarets couvrant nos Angélus
De versets du Coran, que de nos « inch Allah »
On laisse déferler, en proie au collapsus !
Jésus n’a pas voulu cette faim dénoncée,
Il l’a même montrée avec Marie Mad’leine !
Pourquoi tous ces vieillards, dans leur dogme, enfoncés
Ne sentent même pas l’odeur de leur haleine ?
Elle a d’hier le goût du fond de nos égouts !
Moietmoi mai 2010