Blanc poison destructeur, pervertissant nos fils
Tes effets et méfaits soufflent les mêmes faits ;
Les portes de l’enfer, de la boue et du vice,
Aux illusions du temps, ne se ferment jamais.
Et les vagues des nuits submergent nos petits ;
L’aiguillon de l’usure aux marchands sans scrupule,
Laminant leurs pensées d’odeurs de paradis,
Les offre en pâture aux acides crapules.
L’herbe des tentations aux menus de leurs ages,
En écho de questions à un monde sans fond
Ne donnent à leurs envies que des goûts de voyage,
Ouvrant ainsi leurs âmes aux trous de l’addiction.
Les encres du malheur coulent sur des buvards
Souillant nos pages blanches en taches irréversibles
Enluminant nos villes d’autodafés blafards,
Tandis que nous restons à leurs feux insensibles ;
Trouvant là une paix qu’on se partage en deal !
Moietmoi juin 2009