Mes poèmes sont des clichés,
Des photos, des instantanés,
Des éclairs blancs, dans un ciel gris,
Pour exprimer ce qui m’aigrit.
Ma poésie sent l’hirondelle,
Quand ne voulant plus parler d’elle,
Elle annonce un nouveau printemps,
En se moquant de l’air du temps.
Mes mots, en coups de pied au cul,
N’épreignent rien que du vécu,
Mettant le doigt où ça fait mal,
Dès que ça ne sent plus, normal ;
Mes vers se la jouent transparents,
Ne se voulant jamais parents,
Ne disant pas ce qu’il faudrait,
Dans des y a qu’à et des regrets,
Ne faisant pas demi-mesure
Et tartinés, sans confiture,
Ils nomment bien, un chat, un chat,
Sans besoin de prêchi-prêcha ;
Et si vous n’aimez que les fleurs,
Dans la prosodie du bonheur,
Ne venez pas sentir mes rimes,
Vous iriez droit, à la déprime,
Tant ma priapée a des muses,
Que de l’info qui les amuse,
De l’actuel, du quotidien,
Dont le poète est le gardien,
Et quelque peu, un thermomètre
De liberté et de bien être !
Août 2013