(En hommage à monsieur Brassens et à son talent)
Il n’est que pour lui, ce poème,
Lui l’auvergnat, qui sans problème,
M’a laissé arriver chez lui,
Quand il fallut que je m’enfuie,
Lui qui m’a tendu la main, quand
Chez moi des hordes de brigands,
Tous les vautours de cette époque,
Faisaient que des lois, ils se moquent ;
C’était beaucoup, je le conçois
Et c’est vrai que je m’aperçois,
Que j’ai aujourd’hui le devoir,
De ne pas trop le décevoir.
Lui l’auvergnat, quand dès demain,
Chez lui, on aura pris la main,
Qu’on lui conserve sa culture,
Pour que l’accueil ait un futur.
Il est bien à lui, ce poème,
Lui ce parti de l’anathème,
Qui sous des mots remplis de haine,
A cru trouvé sa bonne aubaine ;
Lui qui en partie a raison,
De dénoncer l’exhalaison,
De ces excès non contenus,
Qui demain, nous laisseraient nus.
Ce n’est aujourd’hui qu’une odeur,
Perceptible à nos décodeurs,
Mais qu’il faudra à l’équilibre,
Maintenir à son bon calibre.
Lui le parti, qui du pouvoir
N’attend plus, que demain, l’avoir,
Qu’on lui apprenne l’équité
Et ses codes de liberté.
Il est bien à nous ce poème,
Nous cette France que l’on aime,
Faite d’amour et d’harmonie,
De différences réunies ;
A nous tous ces jours, ces demains,
A trouver de nouveaux chemins,
Pour conserver de ce pays,
Tout ce qui hier en a jailli.
C’était chez nous, rappelez-vous,
Qu’on s’était donné rendez-vous,
Pour inventer les droits de l’homme,
N’en faisons pas, demain, l’automne !
Nous cette France, quand là, de suite,
On l’entrevoit, si mal conduite,
Qu’on lui redonne une autre voie,
Pour qu’on la voit, au grand pavois …
octobre 2013