L’amer sucré salé anesthésie tes sens
Et ta bouche endormie, en monde du silence,
Me hurle des regrets, des désirs et des mots,
Comme si de la mer remontaient tous les maux.
Les vagues se déversent en longues litanies,
En champlevant mon sable au jeu des diaphonies,
Où je vois mes châteaux, des reflets de l’écume
Ne devenir que ruines aux temps que l’on subsume.
Le bruit de l’océan, des fonds des coquillages
Ne me raconte plus l’extase des images
Et même l’horizon, où commencent les cieux,
Se perdent dans les voiles où me larguent tes yeux.
La barre de ma toue, tourne à la déraison
En surfant sur le nous de ta conjugaison,
Mon cap, plus jamais tien, sent déjà le désastre,
A voir là dans ton ciel s’allumer d’autres astres.
novembre 2012