De tant de sueur déversée,
de tant de vies bien trop meurtries
Et d’aller retour de patries.
ô ma Lorraine des jours de peine,
ô mon pays de trop de haine,
Croisement de tous nos tourments
De terre à sceller nos serments.
ô mon passé trop entaché
De migrations et de tranchées,
Que reste t’il de tes regrets !
Et de tes pleurs des jours d’après !
ô mon creuset acculturé
D’un melting-pot prématuré
Où se côtoient tous les courants
De l’occident et de l’orient.
ô mon réservoir à talents,
Mon carrefour de l’excellent
Qui de Verlaine à De La Tour
A su donner autant d’amour.
ô ma montagne de clichés
A tous bien nous effaroucher,
Ce n’est qu’en prenant tes chemins
Qu’on y sent ce que tu as d’humain.
ô mon autre signe de croix,
Nos libertés auxquelles on croit,
Du Warndt aux Vosges, à la Woëvre
C’est ce sourire sur nos lèvres !
Moietmoi juin 2010