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Les fumées des combats anesthésient nos yeux,
Les chenilles des chars dévorent nos tympans,
Les pages de la haine, en longs propos captieux
Laissent sur leur papier que des traces de sang.
Aux roquettes qui broient, s’opposent les canons,
Aux hélicos qui frappent, obéît le talion !
Chacun se retranchant derrière des versets
Adaptés au statut de leurs seuls intérêts.
Partager de la terre, issue du même père
Ressemble à un gros mot, lorsque l’aigreur demeure,
Aux violons des sanglots d’identiques prières.
Et meurent les enfants, et marche le chantage,
Privant le sol d’Abraham de son droit au bonheur,
Pour des querelles de cons héritées d’un autre age.
Moietmoi janvier 2009