Quand le dernier de nos humains,
Demain aura rendu les clés,
De ce monde et de ces chemins,
Qu’auront-ils donc à recycler ?
Comment sera cette planète,
Sans ses avions et son béton,
Sans ses canons, son internet,
Sans son plastique et ses cartons ?
Plus que des fleurs et des forêts,
Des mers sans personne dessus,
Des lendemains, sans un regret
Et des leçons plus jamais sues.
Plus rien que le chant des oiseaux
Et pas un là, pour l’apprécier,
Pareil, le vent dans les roseaux,
Sans un quidam, pour s’en soucier.
Et tous ces couchers de soleil,
Sans quelqu’un pour les admirer,
Qui parlera de ces merveilles ?
Qui pourront-ils bien attirer ?
Plus que des saisons, sans raison,
De la neige à savoir qu’en faire,
Des automnes, sans ses violons,
Et le printemps, la belle affaire !
Plus de fumée, ni de carbone,
Plus d’ozone à moitié trouée,
Et même plus la moindre conne,
A essayer d’amadouer.
Quand je pense à cet état-là,
De cette terre, sans les hommes,
Je ne vois que ce postulat :
Il ne faut plus croquer la pomme !
septembre 2013