J’ai une intime crainte, en ces drôles de temps,
De penser que les fleurs, qui ornent nos jardins,
A l’issue de l’automne, en raison du déclin,
Ne repousseraient pas, dès le prochain printemps.
Mais il y en a trop et de si belles teintes,
Que je ne peux me faire à l’idée saugrenue,
De voir tous nos massifs, être demain à nus,
En laissant leurs couleurs, à tout jamais éteintes.
Notre terre est si grasse, notre soleil si chaud,
Leurs bulbes, si profond, enfuis, là dans la glèbe,
N’ont comme seul besoin, qu’on leur donne de l’eau,
De l’eau et de l’espoir, du travail, de l’amour,
L’envie que cet enclos, qu’aime tant notre plèbe
Puisse à nouveau combler la fierté de nos jours.
Mais sommes-nous certains, d’avoir pris le bon train ?
juin 2012