Le soir d’un temps joyeux a noirci l’horizon,
Demain pointe déjà. Là s’agite la mer,
Où des vagues trop fortes emportent nos raisons,
Noyant nos illusions aux ondes de l’amer.
Et bien que tous nos dieux, ces orviétans de mots,
Te promettent le ciel à petits coups d’obits,
Se dessine déjà, aux jeux de nos vieux maux,
L’inexorable fin de ce mauvais gambit.
Plongeant nos fatuités dans des rouleaux d’eau sombre,
Submergeant nos musoirs sous des reflux de lames,
Le fatal a déjà lâché sa croix pour l’ombre.
Et nous autres aveuglés de chants de certitudes,
Nous voyons dans le flux qu’un simple épithalame,
Sans vouloir amender nos tristes habitudes ;
Alors que l’océan déjà crie son néant !
Moietmoi décembre 2010
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