Pacotilles de Paco Rabanne.
Il n’y aura plus rien, nous disaient les indiens,
Après le vingt et un de ce tout dernier mois
De l’an deux mille douze, où malgré notre émoi,
Devrait s’évanouir notre beau quotidien.
Et si pour notre monde, déjà le vingt-deux,
On rira de nos peurs, criant au canular,
Certains auront pourtant, croyant au grand départ,
Réappris leurs paters, au velours des prie-Dieu.
Ne s’y sont pas trompés ces terre-neuvas d’âmes,
Qui de l’Apocalypse, annonçant les chevaux,
Font de la vie d’en haut leur mauvaise réclame.
Alors à tous ces cons, nous promettant l’enfer
Pour dimanche prochain, nous prenant pour des veaux,
Je leur dis d’un seul doigt, combien ça m’indiffère,
Je veux, sans le savoir, ne vivre que d’espoir !
décembre 2012