L’acier froid de la lame
Prend tes chairs affolées,
Ton corps quitte ton âme,
Tes yeux se sont fermés.
Au sable du désert
Se mélange ton sang,
Sans même une prière
S’arrête là ton temps.
Le voile sur tes yeux
Te permet plus de voir
Les moments merveilleux
Que gardait ton miroir.
Et à ce : pourquoi moi ?
A ce : pas maintenant !
A tout ton désarroi
Ne répond, que le vent.
Pour des soldats de plomb,
Des rêves d’aventure,
Des promesses sans nom,
En voilà la facture.
Mourir juste à vingt ans,
Pour des idées des autres,
Là en Afghanistan,
Mais allez donc aux peautres !
septembre 2008