Photo: s1.e-monsite.com/2009/
Elle voit dans leurs yeux
Des interrogations,
Des rires et même mieux
De l’incompréhension.
Plante trop plantureuse
Aux courbes plus que pleines,
Qu’on appelle pulpeuse,
Pour éviter la peine.
Seins devenus trop lourds
Qu’on ne caresse pas,
Qui même de l’amour
Ne se font plus appâts ;
Sièges bien trop petits,
Portes pas assez larges,
Habits de travestis
La mettant à la marge.
Handicapée de l’âme
A force de complexes,
Pour trop de kilogrammes
Et de mauvais reflexes.
Est-ce sa faute à elle,
Si même sans manger,
Elle est devenue celle
Qu’on voit comme étranger
Et pourquoi ces regards?
Ces vues préétablies,
Ces gros manques d’égard
Pour une anomalie.
Le monde est fait de tout,
De laids, de beaux, de gros,
Ce n’est pas là surtout
Que s’entend l’allégro !
Ce n’est qu’à l’intérieur
Qu’on apprécie les gens,
Les jugements d’ailleurs,
Ne sont que vif-argent…
Moietmoi mai 2010