Ce sera par un jour de fête
Que les goumiers de fin du monde,
Qui, n’en faisant rien qu’à leur tête,
Nous sortiront de notre ronde....
Le premier sur son cheval blanc,
Avec son arc et sa couronne,
Ne fera pas vraiment semblant,
De nous crier la fin d’automne.
Le second de sa grande épée,
Sur la selle d’un rossard roux,
Vient pour éradiquer la paix,
En nous faisant tourner la roue.
L’autre la balance à la main,
Sur son hongre de couleur noire,
Vient nous promettre que la faim
Sera demain, notre écharnoir.
Le dernier sur sa carne blême,
A grands coups d’horreur et de faux,
N’est là rien que pour l’anathème,
A recenser tous nos défauts.
J’entends déjà sous leurs sabots,
Nous prévenir que c’est la fin ;
Qu’est venu le temps du tombeau
Et ses remugles de coffin ;
Mais je m’en moque d’Ezéchiel,
D’Isaïe et de Jérémie,
De leur malheur et de leur fiel,
Dans leurs avis de tsunami,
Même pas peur de leurs sornettes
Je ne crois pas à leurs délires,
Ces conneries de mecs pas nets
Qui ne me font, même pas rire,
Ça ne sera, que demain l’homme,
Qui, cueillera toujours la pomme !
juillet 2014
Tableau de Iannis Nikou