(Inspiré de la chanson de Serge Reggiani : « la femme qui est dans mon lit »)
Si vous le regardez, en train de décliner,
Rêvant à avant-hier, où il était devant,
Au cercle très fermé, des pays importants,
De grâce, taisez-vous et retenez vos larmes,
Cette nation en ruine, où sonnent les alarmes,
Qu’incompétence et dogme, aux premiers tourbillons,
A pour quelques années, habillées de haillons,
Cette débâcle là, ce sont nos âneries,
Nos, fautes, nos folies et notre connerie ;
(De l’histoire, aujourd’hui, un joli pied de nez !)
Ce pays qui s’y croit encore,
N’a plus un sou, et pour longtemps,
Lessivé par des mirliflores,
Promettant toujours le printemps,
A l’enjeu d’être réélus,
N’ayant d’envie que de pouvoir,
D’honneurs et de temps révolus,
Sans intérêt pour leur devoir.
Ce pays qui s’y croit encore,
N’a plus un sou pour très longtemps,
Caisses vidées par du décor,
Par des présents à leurs votants ;
Philanthropie de mégalos,
Se prenant pour Vincent de Paul,
Se la jouant façon prolo,
Par fatuité et par gloriole.
Ce pays qui s’y croit encore
Et sans le sou, pour très longtemps,
N’a de travers, que l’on déplore,
Que ses élus, d’un autre temps.
Lorsqu’on les aura fait partir,
A grands coups de pied dans leur cul,
Vous verrez, enfin repartir,
Notre pays, jamais vaincu !
Septembre 201