Ne nous dessine pas l’amer,
On en connait tous ses reflux
Et tous ces bleus, gris outremer,
Trop plein de vagues là en flux.
Esquisse nous plutôt la mer
Et ses plages de sable blond,
Les golfes clairs, pas tes chimères
A l’illusion de tes violons.
Ne viens pas nous prendre la tête,
Avec ta houle et tes brisants.
On n’a pas besoin de tempêtes
Et ne nous fait plus voir les flots,
Qu’aux seuls effets éthérisants
De la tranquillité de l’eau.
Ne nous envoie pas par le fond,
Avec tes sujets de haut-fond,
Et montre-nous, si tu es cap,
De tenir enfin le bon cap !
février 2014