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Ô torrents d’illusions, déluges de printemps,
Cataractes d’entre actes ! Je suis votre obligé,
D’illuminer mes jours et d’égayer mon temps,
En me donnant l’envie, de toujours surnager.
En cette fin d’automne, où se ressent le vent,
Ou par manque d’entrain, le soleil s’assoupit,
Ma chaleur de jadis, aux courants dissolvants,
Conserve à mon décor de beaux pans rechampis.
Alors quand du hasard, au détour d’un ravin
Je croise sous un pont une chaude avalanche,
Je remercie le ciel de ce cadeau nervin.
Quoi que disent aujourd’hui, ceux qu’on dit bien pensants,
L’eau vive des montagnes et la soif qu’on étanche,
Restent de tous nos maux, un calmant bienfaisant.
Aux fontaines des monts, s’abreuvent nos démons !
Moietmoi juin 2011