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Le blog de Gabriel
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Au soldat de l'an II...

Au soldat de l'an II...

Ce texte n’est qu’une  parodie humoristique  du célèbre poème de Victor Hugo  « Ô soldat de l’an 2 »  ce n’est qu’un clin d’œil à destination des 76% de mécontents  de l’action présidentielle  et de son an 1, avec l’espoir que son an 2 soit un peu plus productif !(J’espère que Victor me pardonnera ce blasphème .)

Au soldat de l’an 2, Ô scandales et chaos,

Contre ces financiers, ces paradis fiscaux,

Panama, Man, Belize,

Contre ces Cahuzac et tous ces autres Augier,

Contre ces banques helvètes et leurs privilégiés,

Suivis de leurs valises.

 

Contre toute l’Europe, avec son Angela,

Avec tous leurs critères et tout leur tralala,

Avec nos déficits

Qui depuis des années nous gonflent notre dette,

Alors que de nos craintes, elle est bien la cadette,

Tant elle était licite...

 

A droite et aux extrêmes, avec les syndicats,

Avec notre déclin, dont ils ne font pas cas,

Se racontant des fables

Sans répit, sans pardon, sans égard ni excuse,

Ils gueulent et ils réclament, au point que tout ça use,

Tant c’est désagréable.

 

Alors qu’être normal, se voulait son destin,

Il voit dans le miroir, qu’il n’en  a pas le tain,

Tant tout va à vau-l’eau.

Ô France ! Tous les jours, ça devient la galère,

Contradictions, critique et puis, tant de colère

Devenus tout son lot.

 

Il  avait pourtant fait, le mariage des gays

Et pensait qu’on pouvait le laisser là en paix,

Son devoir accompli,

Tant il a toujours su, qu’à part le sociétal,

Il n’avait, du restant, jamais compris que dalle ;

Ça ne fait pas un pli !

 

Ô qu’il était petit, dans tous ces moments-là,

Ne sachant pas comment, bien nous donner le la,

Afin qu’ensemble on joue.

Ne tirant que des bords, sans avoir de vrai cap,

Qu’on vit rapidement qu’on était à la cape,

Juste avant qu’on s’échoue.

 

Eux, dans ce désarroi, les Renault, les Florange

Avaient déjà compris que c’était bien la fange

Et que c’était fini ;

Les dix kilos perdus, les mots et les promesses,

Les « moi je président » c’était que pour la messe,

Juste un peu de verni.

 

La survie leur criait : vite il faut qu’il s’en aille,

A ce rythme demain, c’en est fait du travail,

Sourd il répondait : non !

Allez  bande de veaux, je suis là pour cinq ans,

Vous m’y avez porté, vous avez fait ce plan,

Seriez-vous des penons ?

 

Le malheur dans tout ça, c’est qu’au scrutin prochain,

On sent déjà venir des odeurs de fraîchin

Et qu’il faudra choisir,

En reprendre pour cinq, ou aller au néant,

Avec pour tout futur, le saut dans l’océan ;

Voilà notre avenir !

 

 mai 2013