Je ne veux plus être poète ,
Ce monde est trop plein de tarés,
De gens, fragiles dans leur tête
Face à la vie, désemparés.
A avoir voulu comparer,
La folie à la poésie,
On a fini par attirer,
Tous ceux atteints de frénésie.
C’est vrai que la paranoïa
A la limite du génie,
A toujours à hue et à dia,
Côtoyé le grand infini.
Mais pour des Rimbaud et Ronsard,
Combien de cinglés névrosés,
Auront cru trouver, dans cet art,
Le bon dictame à leurs nausées.
Et à trop faire l’amalgame,
Entre la fièvre et l’émotion,
On a du poème et son âme,
Perdu sa signification.
A laisser ces paraphréniques,
Vomir leurs élucubrations,
C’est de nos strophes,la musique,
Qui va à sa disparition.
La poésie est mal partie
Et tous les amoureux des,mots,
En ont, c’est vrai, plein les parties,
D’avoir affaire à tous ces maux.
Mais il est vrai que si demain,
Pour une folie d’Aragon,
Il faut passer par ce chemin,
On supportera bien ces cons ;
La tolérance est dans nos stances !
Mars 2013