Ce monde a vraiment trop de tares,
Pour que ma muse ne s’amuse,
Que de nature et de guitare,
Sans se soucier de choses abstruses.
Elle me donne tant d’idées,
Sur des aversions, des délires,
Que je ne peux m’acagnarder,
A dire, sans montrer mon ire.
Alors je balance et j’envoie,
Sur ces abus et ces excès,
En espérant que c’est la voie
Pour en avoir le bon accès.
A quoi serviraient les poètes,
Si à grands coups d’allégories
Ils ne vous prenaient pas la tête,
A dénoncer tous ces pourris.
Alors toi qui rien que de mots
Bien alignés, fait des poèmes,
Ne qualifie pas d’anormaux,
Mes quatrains jetant l’anathème.
La poésie, en arc en ciel,
A tant de couleur en son sein,
Qu’elle ne peut, d’existentiel,
Se montrer sous un seul dessin.
Quand j’apprécie ta prosodie
Me parlant de petits oiseaux,
Ne blâme pas mes tragédies,
Nous révélant là tous nos maux.
Que serait donc notre bel art,
Sans Hugo ou bien Aragon,
Si ce n’était que par hasard,
Qu’ils aient terrassé les dragons !
décembre 2012