A quoi serviraient les poètes,
Si de leurs chapelets de vers,
Ils ne vous prenaient pas la tête,
De leur vue qui voit à travers.
Que vous apporteraient leurs strophes,
Sans leurs points d’interrogations,
Mis là partout en apostrophe,
Pour ponctuer vos réactions.
A quoi rimeraient bien leurs rimes,
Si, sans jamais mettre le doigt,
Sur tout ce qui ce jour, vous brime,
Ils ne disaient pas ce qu’on doit.
Comment jugeriez-vous cet aède,
Qui oublierait, pour quelques fleurs,
A vous procurer un peu d’ aide,
Quand votre vie n’est plus à l’heure,
Que diriez-vous de la mesure,
De ses tristes alexandrins,
S’ils ne montraient pas les souillures,
De tous ces ternes malandrins.
Et que diriez-vous de leurs mots,
S’ils ne parlaient pas à vos cœurs,
Vous occultant les moindres maux,
A la façon des arnaqueurs.
Vous auriez tout à fait raison,
De les prendre pour des chanteurs,
A vous raconter les saisons,
A la mélodie du bonheur …
octobre 2013