L’hiver ne veut plus s’en aller,
Du printemps il a décidé
D’aller marcher sur ses allées,
Sans même nous le demander.
Il a même invité la neige
A colorer mars, tout en blanc,
Comme si d’un vieux sortilège,
Il avait voulu marquer l’an.
Il a confisqué le soleil,
Repeint le bleu d’un triste gris
Et même de tous nos réveils,
Des oiseaux, il a pris leurs cris.
Il a aussi prié les fleurs
De rester coucher dans leur lit,
Reculant l’aiguille des heures,
Au grand bonheur des pissenlits.
Il a enfin mis dans nos têtes,
Des idées de mélancolie,
Du spleen qu’on sent chez les poètes,
Privés de vers et d’ancolie.
mars 2013