Penser que le poète, de par trop d’émotion
A des dispositions, pour aller au désastre,
C’est de la poésie, n’avoir que des notions
Et n’avoir pas compris ce que dit d’elle l’astre.
Avancer qu’un félibre, à écrire des vers,
Ne voit que les oiseaux, les fleurs et le printemps,
Courant dans les nuages, en marchant à l’envers,
C’est avoir du poème, une vue d’autres temps.
La poésie, monsieur, c’est en fait autre chose,
Fait des tous premiers cris des jours de la révolte
Et de ces plus beaux mots qui font qu’un jour on ose !
Regardez donc l’histoire, entendez ses trompettes,
Ecoutez des gerfauts, qui a prédit leurs voltes,
Voyez qui annonçait les avis de tempête ;
Combien d’amants de muse, il fallut qu’on accuse
Et comme vous sont morts, des griffes des condors !
Février 2013