Je les regarde s’amuser,
Plein de bonheur et d’insouciance
Et des plaisirs, en abuser,
A en oublier leur conscience.
Je les vois, eux, qui ne voient pas,
La nuit tomber beaucoup plus vite
Et malgré nos mea-culpa,
Ces temps aller à la faillite.
Je vois bien qu’ils n’ont pas compris,
De leur vie, la métamorphose
Et qu’ils ne savent pas le prix,
Auquel, demain, seront les roses.
Je sais que les déserts avancent,
Que l’eau se fait toujours plus rare,
Que ce n’est pas avec des danses,
Qu’on remplira, demain, nos mares.
De la mer je perçois le vide,
Et du ciel, le trou du néant,
Nos champs, de trop de pesticides,
Sont partout la proie des géants.
Même nos sols si désolés,
N’ont plus grand-chose à nous offrir,
On y a déjà tant volé,
Que plus rien ne peut y fleurir.
Il en est de même pour l’air,
Qui chaque jour diminue,
Sans qu’on en voit les corollaires,
Tant tous ici tombent des nues.
Je les regarde s’amuser,
Alors que se presse la fin
Et si je suis désabusé,
De leur indolence, j’ai faim…
septembre 2013