Dans tous les océans, je crois voir ton regard
Et dans toutes leurs iles, au bord de lagons bleus,
Je retrouve tes yeux de chrysolithe rare,
Qui donnent à mes envies leur plus beau des enjeux.
Dans tous les champs de blé, je rêve à tes cheveux,
Quand sur un oreiller, endormis, dans mes bras,
Ils colorent ma vie, de leurs si longs aveux,
En étant l’essentiel de mes nuits et mes draps.
Dans ces villes sans âme et leurs parois de glaces,
Je reconnais ton ombre, au milieu de l’amas,
Rien qu’à l’aménité, laissée là par sa trace,
Et j’ai à chaque instant, dans ma mer d’abandon,
La rose de mes vents, qui du haut de son mat,
Sait que de tous mes sens, tu en es son guidon.
février 2013