Triste pays, jadis encore, si prospère ;
Maintenant ses matins s’apparentent à ses soirs
Et le jour palissant, chargé de désespoir,
N’a plus avec la nuit, le plus petit repère.
Depuis la vague rose, aux marais des chimères,
Son temps déboussolé, de croire au changement,
A compris que partout, tous ici on se ment,
Ne voulant pas troquer le tient, pour l’éphémère.
Le rentier, le nanti, voudrait bien que ça change,
Chez l’autre, pas chez lui, tant pour tous ses acquis,
Sont morts tous ses aïeux, hier là-bas au maquis,
Rendant cela normal, qu’aujourd’hui il engrange.
Et alors qu’on sait bien, que vient le précipice,
On dit que c’est à l’autre à monter sur les freins
Et on laisse arriver le grand saut au ravin,
Croyant dans l’au-delà, garder ses bénéfices.
Députés, sénateurs, dockers et aiguilleurs,
Conducteurs de métro, fonctionnaires de tous bords,
Notaires et postiers et puis, bien d’autre encore,
Les rentes c’est chez vous et nulle part ailleurs !
C’est en partie, bien vous qui voulez le futur,
Aux règles du passé, qui voulez le printemps
Et les autres en hiver, qui voulez le beau temps,
Qu’au-dessus de vos têtes, ne voyant pas le mur !
Vous semblez oublier ce qu’est l’égalité
Et qu’aujourd’hui, toucher des primes de charbon,
Au niveau du symbole a de quoi sembler con,
Montrant que l’appareil n’est plus qu’absurdité.
Acceptez qu’en douceur, on mette au temps présent
Les fléaux des balances, en alignant le monde
Pour que chacun enfin puisse entrer dans la ronde,
Abandonnant des lois, leurs décrets si pesants.
Ce n’est qu’à ce prix-là, qu’on pourra conserver,
Ce que tant nous envient, ce merveilleux modèle,
Qui faisait que l’Etat, à l’abri de ses ailes,
Pouvait, ses citoyens, si bien les préserver,
Pour éviter ce rien , rejoignez-nous au frein !
juin 2013