Dans un monde où les mots ne sont plus bien compris,
Où tout ce qui s’écrit n’est même pas bien lu,
Donner des arguments et faire de l’esprit,
C’est sur des ronds dans l’eau jeter son dévolu.
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Quand bien moins de mille mots, dans le vocabulaire
De beaucoup de français, leur permet de parler,
Comment avoir saisi les fleurs de Baudelaire
Et de François Villon avoir aimé ses lais ?
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On est bien aujourd’hui aux onomatopées
Et aux interjections résultant d’émotions,
Alors de tout un texte aux trois quarts de loupés,
Explique bien pourquoi en est là la Nation.
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C’est bien là les confins de la démocratie,
Où on donne une voix à ceux ne pigeant pas,
Afin que de promesses et de mensonges aussi,
Ils choisissent tous ceux ayant les bons appâts.
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Et on s’étonne après de tout ce grand fouillis
De voir à l’Elysée toutes ces marionnettes,
Faisant n’importe quoi, pillant notre pays
Et creusant sans arrêt le montant de la dette.
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A l’instar de la route, inventons un permis
Pour être citoyen, ouvrant au droit de vote,
En apprenant aux gens, ce qu’est un faux-ami,
On n’aurait moins de risque à entendre les bottes.
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Laisser notre avenir à ces analphabètes
Est le plus sûr moyen pour avoir des élus
Qui auront le niveau de ces gens les plus bêtes,
Enfonçant notre Etat au zéro absolu,
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Tant on sait qu’on hérite,
De tout ce qu’on mérite !
Février 2025