Quand avec mes yeux d’aujourd’hui,
Je regarde le corps des femmes
C’est en fait le jour et la nuit,
Tant je vois maintenant leur âme.
*
Hier, pris par tout ce qu’on entend,
Les voyant de ma libido,
C’étaient des fleurs, qui au printemps,
Me faisait jouer Scherzando.
*
C’est donc toujours allégretto,
Que de mon regard impatient,
Sans écouter leur concerto
Je raccourcissais mon quotient.
*
J’ai négligé ainsi tant d’œuvres,
Payé tant d’entrées de Musées,
Sans jamais être à la manœuvre,
Pour de tout ça, mieux m’en griser.
*
J’ai trop souvent de confiture,
Eté repu en tant que porc,
Quand devant moi, dame Nature,
M’offrait les plus beaux des transports.
*
C’est donc aujourd’hui, en excuses
Que je leur dis ma confession,
A toutes celles, qui en muses
Ont dû subir ma confusion.
*
Il n’y a parfois rien que l’âge,
Qui fait apprécier la beauté,
Tant on comprend mieux les voyages
Qui peuvent encor nous enchanter.
*
Il n’est vraiment rien de pareil,
A vingt ans et même à soixante,
Qu’une femme en simple appareil,
Tant elles sont si émouvantes,
*
Vous faisant trouver à la vie,
Tous les pourquoi de nos envies.
Février 2025
Photographie :Patrick Wecksteen ; modèle :Fe-line