Je caresse de vers le satin de ta peau,
Attouchant ton désir de rimes et de mots,
Je glisse un doigt de lai entre tes strophes blanches
Donnant un rythme fou aux arias de tes hanches.
*
D’un peu de cantilène, je saupoudre tes reins
Et de la prosodie, mes lèvres sur tes seins,
Epellent des voyelles en une mélodie,
Qui du bas de ton dos, s’écrit en poésie.
*
Je mets nos assonances aux normes de tes bras,
Trouvant de l’eurythmie aux confins de tes bas
Et j’enduis d’euphonie, tes plaintes et tes cris
Pour dresser ce poème au gré de mes envies.
*
Je rhapsodie tes mains, ton ventre et tes cuisses,
En un ramas de lieds de jardin des délices,
Hurlant en priapées toutes les vues impures
Que ton corps si tentant m’inspire, sans césure.
Juillet 2009
Photo: Patrick Wecsteen ; modèle Anémone