A chaque tour de la machine,
Ils se font un max de pognon,
Comment veux-tu qu’on imagine
Qu’ils restent sur ce seul pignon ?
*
Et pour la mondialisation,
Ils nous la disent inévitable,
Quand ce n’est que leur ambition
la faisant bien inarrêtable .
*
Et ce ne sont que quelques riches,
Qui font tourner à plein l’engin,
Quand tous ici nous on s’en fiche
De voir le fric de ces frangins.
*
Comme ils n’en ont jamais assez,
Ils accélèrent en permanence,
Voulant toujours en amasser,
En se moquant des incidences.
*
C’est ainsi qu’à la fin juillet,
Ils ont cramé ce que la terre
Peut leur mettre dans leurs filets ;
Et nous sommes là à nous taire !
*
Ainsi sur les cinq autres mois,
Ils gaspillent notre héritage
Prélevant sans aucun émoi
Le bien des gens de nos villages.
*
Allons-nous les regarder faire ?
Que diront demain nos gamins
Quand ici ce sera l’enfer,
Qu’il n’y aura plus de chemin ?
*
Ne regardons tous plus ailleurs,
Il faut freiner leurs surenchères,
Si nous voulons que du malheur,
Nos fils ne prennent pas trop cher !
*
Alors vite un nouveau Grenelle,
Virons vite ces incapables
Et rétablissons les venelles
Pour une terre plus durable.
*
C’est maintenant qu’il faut agir,
Si on ne veut pas tous mourir !
Août 2019