Quand tu as déjà pris conscience,
Que pour toi n’est plus de printemps,
Que tu n’as plus de résilience
Et qu’il te faut aller pourtant.
*
Quand tu sais bien que ne plus jamais,
Tu ne reviendras en été
Et que même tes mois de mai
Ne seront plus ce qu’ils étaient.
*
Quand tu vois bien qu’aussi ton corps,
N’est plus comme il était hier,
Qu’il te faut ce jour le décor,
Pour la moindre de tes prières
*
Et quand tu as encore envie,
Alors que tout devient plus sage,
Que tu dois gommer de ta vie,
Les grands bonheurs de ces corsages
*
Que tu as peur d’être forfait
Au loupé du dernier essai,
Quand jadis au plus que parfait
Tu conjuguais des tas d’excès.
*
Quand tu sais que tes plus beaux jours
Sont déjà loin derrière toi
Et que ta carte de séjour,
T’envoie déjà sous d’autres toits,
*
Tu te dis que tous comptes faits,
Tu aurais dû de tout ce temps,
Mieux profiter de ses bienfaits
Pendant que c’était le printemps …
Mars 2017