Je dois me souvenir de tout ce temps en toi,
Tous ces petits neuf mois où tu m’as abrité,
En m’offrant le couvert, de l’amour et un toit,
Tout en me préparant à mon identité.
*
Résonnent encore en moi les trilles de ton cœur,
Ces sons de l’intérieur, qui structuraient ma vie,
Où chaque nouvelle heure me voyait en vainqueur
Me donnant de la force et de l’âme à l’envi.
*
Et je me sentais bien, à partager ton sang,
A être un bout de toi, à squatter dans ton ventre,
Devenant chaque jour cet être envahissant,
*
Ce reste de l’amour, cette ombre du plaisir
Cette perpétuité se voulant l’orthocentre
Des besoins de ton corps et de tous ses désirs,
*
Et qui est cette flamme de toute vie de femme …
Mars 2017