Ainsi, ces mots sans fond, ces images furtives,
Ces impressions obscures et ces taches de boue,
Nous font choisir le roi, dans ces fêtes votives,
Où la démocratie enferme ses tabous.
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C’est aujourd’hui le buzz et ses experts télé,
Les canards déchainés et les clowns bobardiers
Qui aident les sans-dents, à choisir l’ampoulé,
Qui demain du bouton, peut dire aux bombardiers.
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N’est plus que mercatique et têtes de gondoles,
Packaging aguichant pour promesses trompeuses,
Où tous ces faux sondages aux allures de dol,
Vous laissent sur les mains des traces adipeuses.
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On en est arrivé, à tant manipuler,
Qu’on pourra, dès demain, élire des robots,
Sans qu’aucun gars ne voit, ce désarticulé,
Là au bout de ses fils, n’être qu’un placébo.
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Notre démocratie n’est plus qu’un pauvre appeau,
Pour donner aux oiseaux, un peu de grain à moudre,
Pendant que nos élites, au mépris du troupeau,
Ne recherchent ici-bas que péchés à absoudre.
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Et ce ne sont pas ceux, d’un extrême ou de l’autre,
Qui changeront demain ce jeu de marionnettes,
Tant il n’y a là rien que messes et patenôtres,
D’une maturité de jeune blondinette.
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Ça fait plus de mille ans qu’ils traitent ainsi la plèbe,
Mais dans leur suffisance, ils n’ont pas pris en compte,
Qu’aujourd’hui le progrès a modifié la glèbe
Et qu’est bien différent le manuel de tonte.
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Qu’ils ne soient pas surpris, si demain c’est aux piques
Qu’on fermera les portes à cette république…
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Février 2017