A l’heure où des quidams, d’un temps anachronique,
Voudraient faire des femmes, un genre secondaire,
Je voudrais, en dix vers, là leur faire la nique,
En les renvoyant tous à leur abécédaire.
*
C’est vrai qu’aucun verset et pas plus de sourates,
N’aura jamais parlé de ce lai d’Aristote,
Où la belle Phyllis, nous dilatait la rate,
S’amusant elle aussi à porter la culotte.
*
Voilà des millénaires, où on voit ce problème,
De l’homme ou de la femme, à savoir qui domine,
Quand quelques archaïques, au seul nom de leur chrême,
Voudraient de la beauté qu’on n’en voit plus la mine.
*
Que dire de ces gens, voulant de leur maman,
En faire des boniches, à flatter leur ego,
A mettre tous les hommes, là-haut au firmament,
En imposant aux femmes, un bon vieil embargo.
*
Qu’ils regardent le monde avec intelligence,
Levant un peu les yeux des tapis de prières,
Pour raisonner enfin que cette différence
Est notre avérée chance et même la dernière.
*
Quant à ces renégates au goût de burkini,
Qui poignardent la cause, en se voulant carpette,
Voyant leur condition au foncé du déni,
Elles valent les pierres où finira leur fête,
*
Car on sait de leurs hommes, qu’ils leur feront voir Rome …
Août 2016