Quand dès demain le bikini,
Aux nombres des parlementaires,
Sera passé à l’agonie,
Tant nous serons minoritaires ;
*
Quand les vendeurs d’ambre solaire,
De se baigner en burkini
Ne toucheront plus de salaire,
Tant leur marché sera fini ;
*
Quand on interdira aux hommes
Les plages réservées aux filles
Et qu’on en fera un axiome
De ces sujets de pacotilles ;
*
Quand on supprimera le porc
De nos étales de bouchers
Et que c’est bien par tous nos pores,
Qu’on craindra d’aller au bûcher ;
*
Quand il faudra voiler nos filles,
Pour éviter qu’on nous les viole,
Quand on aura tant d’apostilles,
Pour réduire nos absidioles ;
*
Quand ce n’est plus à l’angélus
Qu’on pourra tous se réveiller
Et qu’il faudra de plus en plus,
Dans la journée s’agenouiller ;
*
Quand il faudra brûler des livres
Et réserver l’école aux gars
Et que demain, pour que, survivre ;
Nier l’Alpha et l’Oméga ;
*
Quand notre loi sera charia
Et qu’au feu le code civil
Ne survivra, rien qu’en aria,
N’étant même pas subjectile.
*
Quand il faudra tout renier,
De l’art et la gastronomie
Et qu’on devra se résigner,
Aux joies de la polygamie.
*
Quand de là-haut des minarets
On jettera ceux qui d’amour,
N’ont pas choisi d’être à l’adret,
Pédé n’étant plus de l’humour !
*
Alors tu pourras encenser,
Tous ces stratèges et ces devins,
Qui de décisions insensées,
Auront été le bon levain,
*
Vendant la France par inconscience …
Août 2016