(Génération Hollande )
Personne ne sait trop où va aller ce monde
Et des nantis planqués, en habits de Trotski,
Nous refont la Bastille, en une belle ronde
Au nom de ce que hier leurs parents ont acquis.
Un sportif un peu bon, transmet au Panama
Des tas de vrais billets, pour sa progéniture
Et leurs petits-enfants et ceux du cinéma,
Au bord du lac Léman, ont la même posture.
Un fort en math physique, arrivé PDG,
S’enfile un parachute, afin de mieux voler
Et un politicien, bourré de préjugés,
Nous dit qu’il n’y a qu’a, sans jamais calculer.
Un soi-disant expert à la télévision,
Nous donne des conseils, alors qu’il n’a jamais,
Au-delà du périf eu la moindre vision,
Affadissant ses dires aux restrictions des mais !
Un vrai économiste, à l’endroit de mes bourses,
Voit nos économies comme des perversions,
Trouvant là pour les banques, encore des ressources,
Sans voir dans son schéma, la perfide équation.
Un journaliste idiot, pour obtenir un scoop,
Cherche des vérités dans les palais dorés,
Remplissant son stylo, aux bulles de leurs coupes,
Pour devenir la voix, de son maitre adoré.
Un pro du bulletin, sorti tout droit d’école,
Après avoir glandé, à cette cour des comptes,
Nous pond, sur le travail, son plus con protocole,
Quand de nos travailleurs, il connait que la tonte ;
Un écolo grelot, depuis le parc Montceau
Se fend de quelques vers, en ode au portefeuille,
Traitant l’écologie à la pelle et au seau
Croyant la république, une fleur qu’on effeuille.
La gauche ne sait plus si elle est trop adroite,
A bien faire le lit de ceux de la finance,
Ayant même en son sein, un super ouvre boite,
Tant de chez les Rothschild, il en a la prégnance ;
Des racailles canailles en mal de rédemption,
Croyant baiser des vierges au-delà des nuages,
Apprennent le Coran à grands coups d’explosions
Refaisant les croisades, en guise de voyages
Les bleus des travailleurs, n’intéressent personne,
Mais ceux du ballon rond sont devenus des dieux
Que Bourse et Président, voient comme des madones,
Tant n’est plus que le fric, au fond de leurs grands yeux ;
Les pilotes d’avions, en enfants trop gâtés,
Réclament plus d’Hôtesses, pour supprimer leur stress
Et la SNCF, à trop manifester
Ne sert que des express à petite vitesse.
Alors si comme l’autre, au chant de la marquise,
Vous pensez vous aussi, que tout ça va très bien,
Allez voir tous ces gens, sans emploi dans la mouise
Et voyez avec eux, pour vivre ils ont combien !
Juin 2016