C’est un bien triste temps pour tous ces enjôleurs,
Ces coureurs de jupon, allant à l’obsession,
Qui n’ont toujours pas vu, qu’on avait changé d’heure,
En rejouant toujours la même partition.
*
N’ayant pas pu traduire en bon français Metoo,
Aux couleurs de jadis et au même refrain,
C'est bien sur tous les toits, que jouant aux matous,
Des chattes ils n’ont pas su mettre l’aérofrein.
*
C'est donc tout étonnés, qu’ils découvrent aujourd’hui,
Pour un baiser volé ou une main au cul
Que ça vaut le violon tant les effets induits
Peuvent bien d’une femme en changer son vécu.
*
Le harcèlement de rue, devenu un délit ;
N'est plus que sur Meetic, Gleeden, Tinder ou Feels
Où tu peux rechercher ta compagne de lit,
Sans risquer la prison pour forfait incivil.
*
Alors toi qui croyais être cet intouchable,
Folâtrant à l’acmé de tous les hits parades,
Faudra que tu revoies, de ce qui est baisable
Ta liste à la Prévert, en tombant de l’estrade,
*
Et que comme seule arme, tu n’aies plus que ton charme !
Mai 2026