Quand on va agacer, un ours dans sa tanière,
Sans s’être renseigné un peu au préalable
Sur lui et sa vitesse et sa vue rancunière,
On ne s’étonne pas, qu’il soit incontrôlable.
*
C’est pourtant ce que font ces insensées grenouilles
Se prenant pour des bœufs, voulant asticoter,
Celui du Kamtchatka, sans voir qu’il a des couilles,
Plus grosses mille fois que les leurs à côté.
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Il va donc arriver tout ce que dit la fable,
A croire que ces niais, à défaut de culture
Auraient de La Fontaine oublier le vocable,
Pour avoir le cerveau tout à la démesure.
*
C’est toujours comme ça, quand des petits marquis
Et des tous petits princes ont des envies de pages,
En s’excitant entre eux, sans savoir qui est qui,
Ils vont nous envoyer tout seuls à l’abordage.
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Alors vite virons tous ces pauvres incultes,
N’ayant lu que Schuman, le préférant à Jean
Et vouant à Maastricht un véritable culte
A ne plus se soucier de leurs pays des gens.
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Ces euros d’avant-hier ; ces bombes qui retardent,
Ne sont que des vendus aux rêves américains
Qui vont nous emmener demain à la camarde,
En emportant l’Europe et tout son saint Frusquin,
*
A penser qu’à la course, ils vont battre cet ours.
Août 2025