Ma poésie n’est que normale,
Manquant surement de génie,
Pas comparable aux fleurs du mal,
Ni à celle d’Iphigénie.
*
Comment écrire tels ces dieux,
Qui de leurs plumes, faisant la roue,
Nous en ont mis là plein les yeux
En les regardant en gourou.
*
Comment acquérir leur talent,
Comment s’imprégner de leurs vers,
Quand dans nos vues de cerveaux lents
Nous on ne volent qu’à l’envers.
*
Faudrait-il faire comme Arthur,
Oser parler du trou du cul,
En allant chercher l’aventure,
Pour ne faire que des cocus.
*
Ou vouloir être comme Paul,
En se disant aède maudit,
A avoir pour muse l’alcool
Et se saouler dès le lundi.
*
Faut-il souhaiter comme Tristan,
Ne pas être connu de l’art,
En attendant que seul le temps
Te sorte de ce cauchemar.
*
Ou bien être ce Mallarmé,
A ne voir dans un coup de dés
Que le hasard, mais désarmé
Dans tout ce monde des idées.
*
A moins que comme Marceline,
Qui écrivait qu’en onze pieds,
Je m’offre un peu d’adrénaline
Avec des vers sur du papier.
*
Et pourquoi pas comme le comte,
Qu’on dit qu’il dormait éveillé,
Tant il faut dire que ses contes,
Ne nous ont pas émerveillés.
*
Qu’avaient-ils donc tous ces poètes,
Que je n’ai pas dans mon crayon,
Pour en trois vers faire la fête,
Quand moi il me manque un rayon,
*
De soleil et de fantaisie,
Pour magnifier ma poésie…
Août 2025