Dans l’encrier, mon encre a filé à l’anglaise,
Effaçant un à un ce que disaient mes mots,
M’ordonnant en français, qu’il faut que je me taise,
Tant toutes mes idées sont de vraies lacrymos.
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Vraies qu’elles font pleurer et que dessous la plage,
Ce sont bien des pavés qu’elles envoient dans la mare,
En montrant que ce temps est un triste voyage,
Pour lequel on nous ment dans un beau tintamarre.
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Sous des esches à pigeons, relayées par la Presse,
On te fait avaler des millions de couleuvres,
Tout en te faisant croire, à grands coups de caresses
Que tu ne verras pas leurs faits de basses œuvres.
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Mais comme relater tout ça au quotidien.
Ne sert à pas grand-chose à tous ces non-voyants
Et n’ayant pas l’envie d’être l’ultime indien,
J’ai préféré passer ma plume au nettoyant.
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Car noircir du papier, comme des ronds dans l’eau,
Ne permet que d’aider, l’arrivée d’un ulcère
Renforçant toujours plus l’impression de simbleau,
Qui fait que quand on voit, irritent nos viscères.
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Mieux vaut donc de se taire et de tout laisser faire,
Tant vouloir faire boire, un âne trop repu,
N’aura jamais été une petite affaire,
Quant à l’hypocrisie tout ici est rompu.
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Et que tout ce beau linge est comme ces trois singes !
Avril 2025