S’il fut encore quelques temps
Où on cherchait toujours du sens
Dans le quoi de notre existence,
Ce jour on n’en fait plus autant.
*
L’être pour soi n’existe plus,
Pour tous ces gens qui sans futur,
Ont, tous sur leur propre nature,
Les bons questionnements, exclu.
*
Devenus rien qu’un être en soi,
Aux dépendances des tambours
Et des fréquences de labours,
Ils ne sont plus qu’à l’entre-soi.
*
Seuls, en objets inanimés,
Dépourvus de toute conscience
Et de leur âme en déficience,
Ils sont incapables d’aimer.
*
Tous sont là en panne d’essence
Devant le vide du néant,
Tel ce corail dans l’océan
Espérant à sa résilience.
*
Pris dans le vortex de la vie,
Privés de toute liberté,
Réduits juste à cohabiter,
Ils ne vivent là qu’en survie.
*
Cachés derrière des tentures,
Tendues par tous ceux de la norme,
Leurs choix n’ont même plus la forme
De ce qu’ils ont en devanture.
*
L’être pour soi ne peut plus être,
Tant il nous semble que l’humain,
Sur l’avenir n’a plus la main
Tant il n’est plus rien qu’au paraitre.
*
Aujourd’hui plus une seconde,
Pour ce grand vide existentiel
Qui ne devient plus l’essentiel
Dans ce chaos du nouveau monde.
*
De quoi mettre pas mal de tartre
Sur l’être et le néant de Sartre.
Février 2025