Viendra bien ce moment, avant le grand départ
Où on fait le bilan de ce qu’on a été,
Afin qu’en quelques mots, inscrits sur un fairepart,
Se lise votre vie en toute honnêteté.
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Je vous laisse le soin de trouver la formule
Pour hypocritement farder mon inventaire,
J’aurais si c’était moi qui faisais ce calcul,
Tout simplement l’envie, ici que de me taire.
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Car avec le recul, il faut de l’indulgence
Pour trouver dans ma vie, de quoi en être fier,
N’ayant jamais brillé ni par intelligence,
Ni par abnégation, ni dans d’autres matières.
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Pas étudiant brillant, pas employé modèle,
Pas ce papa gâteaux avec mes descendants,
Pas même ce mari empressé et fidèle,
Pas plus un bon amant, à mon corps défendant.
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Pas de quoi donc laisser à la postérité,
De quoi se souvenir et d’obtenir sa rue,
Je suis juste passé en clandestinité,
Comme une parenthèse entre crue et décrue.
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Sur la pointe des pieds, sans vouloir déranger,
A la seule ambition et à l’humilité
De n’être pour aucun un quelconque danger,
J’ai joué la survie à cette liberté.
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Pas sensibilisé par la compétition,
Pas plus intéressé par l’ivresse du fric,
N’ayant pour les honneurs aucune prétention,
Je n’ai jamais rêvé aux feux de l’Amérique.
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Conscient que de ce tout, j’en n’étais que la charge,
En payant mes impôts, à en être tondu,
J’ai veillé cependant, ne jamais être à charge
Pour après un prêté l’avoir toujours rendu.
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Alors si dès demain, c’est aux taux de carbone
Qu’on évalue les gens, en regardant ma vie,
Vous verrez qu’en n’ayant été vraiment personne,
Je suis bien là pour l’Homme un gage de survie,
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La palpabilité de la diversité !
Février 2025