J’aime le regarder au temps du maniérisme,
Où tout en arabesque, en courbes et en cintres,
Il se veut l’abstraction de ce qu’est l’angélisme.
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J’ai pour cette féerie une affection de grec,
Où port de la beauté et plan de perfection,
A l’envier sans parole et sans salamalec
Il me laisse béat, juste en admiration.
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J’ai devant ce chef d’œuvre, aux lois des paradoxes,
L’étonnement sans fin, qu’aurait tout béotien
Qui après un ko dans quelque match de boxe
Eprouverait du mal à retrouver les siens.
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J’ai pour cet inhumain l’œil de Masolino,
Celui de Masaccio ou de Botticelli,
Bien loin de ce que veut nous montrer le porno,
Mais pas très éloigné des clémences du lit.
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J’ai pour ce vrai prodige un peu de fétichisme
A comprendre bien mieux ce que voyait Courbet
En représentant Eve avec cet érotisme
Qui nous montrait l’alpha de tout notre alphabet.
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J’ai enfin pour cet art, que Modigliani
Nous jetait à la face, une vénération
De dévot à la croix, toujours dans le déni
De penser qu’il ait pu causer la damnation,
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Tant il est le mélange et de Dieu et d’un ange !
Janvier 2025
Tableau de Gustave Courbet l’origine du monde