Et si tu laissais mon stylo
Te montrer notre différence,
Sans pour ça m’en faire un mélo
En aboyant à l’impudence ?
*
Que crains tu devant ces écrits,
De mettre à mal tes certitudes
Et qu’en en voyant là un cri
Je perturbe tes habitudes ?
*
Avoir peur d’un bout de papier,
En dit bien long sur tes croyances,
Pour que des mots de l’encrier
T’apparaissent comme une outrance.
*
A voir la vie dans un seul livre,
Que tu relis toujours sans cesse
C’est comme ça que l’on s’enivre
Aux vains trompe-l’œil de la messe
*
Mais Ouvre donc d’autres bouquins,
Vois la richesse de leurs mots,
De leurs sérieux aux plus coquins
Sans les voir tous comme des maux,
*
Ils expriment tant de nuances,
Ils désignent tant de couleurs,
Qu’avec eux c’est la tolérance
Qu’on apprend avec le bonheur.
*
A t’encrister dans tes versets,
Tu vois la vie en monochrome
Et tu en oublies les accès
Qui ouvrent sur notre vie d’Homme,
*
Et tu passes ainsi à côté
Des autres saisons, dont l’été !
Janvier 2025