Ils ont trouvé le truc pour qu’on ferme nos gueules
Et pour anesthésier tout notre sens critique,
Réussissant à nous rendre indolents et veules,
A force de souiller toute la politique.
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A grands coups de médias, ils ont des vérités,
Assassiné ses chantres, en les faisant passer,
Pour de dangereux fous, tueurs de liberté,
Adeptes des extrêmes aux dogmes du passé.
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Pour marginaliser tous ceux qui voyaient clair,
Ils ont préfabriqué le citoyen modèle,
Afin que de leurs normes il n’en ait pas que l’air,
N’oubliant surtout pas de lui couper ses ailes.
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En régularisant tout ce qu’on pouvait dire
Et en montrant du doigt ceux qui y dérogeaient,
Sous le silence ils ont augmenté jusqu’au pire
L’impérities des gens qui encor gambergeaient.
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Maintenant sourd à tout, totalement muet,
Sans couille, pensant petit, pris par tous nos crédits
Au risque de passer pour des anciens roquets,
On se tait et accepte ici leurs interdits.
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N’ayant plus l’énergie de la contestation,
Dans sa bulle chacun, en se foutant de tout,
N’a plus qu’un objectif, sa continuation,
Un peu, à la folie, passionnément, beaucoup !
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C’est donc dans ce grand rien, qu’on choisit nos kapos,
Trop heureux d’être tout dans ce grand pas grand-chose,
Où tout est au néant, là-dessous leur chapeau,
Tant ils ont tout perdu de ce qui fait qu’on ose.
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Et voulant qu’on y croie à leur démocratie,
Ils nous jouent la patrie, à coups de marseillaise,
Dissimulant le vrai sous des tas d’arguties,
Qu’on sait bien toutes être un tissu de fadaises,
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A nous penser pas bons quand on n’est qu’« aquoibons ! »
Janvier 2025