Ce matin, dans le bus, en me laissant sa place,
Cette jeune quadra m’a sorti de ma bulle,
Me forçant à aller, de suite dans la glace,
Voir que j’avais atteint ce temps de la bascule.
*
Ce moment où tu prends absolument conscience,
Qu’il en est plus derrière et beaucoup moins devant
Et que c’est au présent, et sous son obédience
Que sera ton futur ici dorénavant.
*
Heureux tous ces vieux fous, qui n’en sont pas lucides
Et parlent d’avenir jusqu’à leurs derniers jours,
N’ayant aucun respect pour leur dos et leurs rides,
En pensant qu’ils sont là à peu près pour toujours.
*
Moi, bien trop rationnel, déjà aux lois regrets,
Je cause comme un vieux, me voulant ce roi mage,
Qui, que pour l’enfant Dieu, n’a plus que ce projet,
Croyant que c’est ainsi, qu’on fait partie des sages.
*
Quel singulier instant, que ce bel horizon,
Qui ne recule plus et qui semble t’attendre,
En te donnant envie de figer les saisons,
Alors que tu sais bien, à quoi tu peux prétendre.
*
Mais en fait quelle chance, à me morfondre ainsi,
Parmi ces « tamalous » et tous ces « kikemorts »
Tant ils sont si nombreux ceux n’étant plus ici,
Qui en mort de la vie, n’ont pas vu l’oxymore.
*
A n’avoir pas le droit de dénigrer l’endroit !
Janvier 2025