J’aurai vécu dans un silence,
Entre deux gros fortissimos,
Au moment où l’intelligence
Avait encor l’amour des mots.
*
Un peu en entre parenthèse,
Dans une simple digression
Qui là au milieu d’une thèse,
Nous donnait ses explications.
*
J’aurai échappé aux massacres
Qu’on perpétue de temps en temps
Pour que dans quelques simulacres
On fête un retour du printemps.
*
Il est vrai que c’est récurrent,
Ce conte de l’homme nouveau,
Que certains voient en carburant,
Pour mettre l’humain à niveau.
*
Il y a eu ces fous d’hier,
Qui à grands coups de génocides,
Ont de la table des matières,
Voulu faire beaucoup de vide.
*
Sont déjà là ceux de demain,
Qui aux prétextes de l’IA ,
Sont en train de prendre la main,
Pour élaborer leur razzia.
*
Pour ceux-là, ni wagon, ni camp,
Mais un carnage plus subtil,
Fait d’arguments bien convaincants
De supprimer les inutiles.
*
Alors malheur à tous ces vieux,
A ceux qui coûtent sans retour,
Aux faibles et aux non ambitieux,
Pour qui bientôt viendra leur tour.
*
Ça ne serait pas mes gamins,
Je ne serais pas même amer,
Tant j’ai eu droit à un chemin,
Entre la terre et cette mer.
*
Mais on sait que nous est promis
Cet effroyable tsunami.
Janvier 2025