Quand n’étant plus qu’un nom sur un bout de granit
Et plus qu’un souvenir, dans la tête des tiens,
Ne me demandez pas si de façon fortuite,
J’ai rencontré là-haut, tous ceux des temps anciens.
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Verlaine, Hugo, Rembrandt, Cain Adam et Eve,
Saint Louis, Clémenceau, Charlemagne et Sissi,
Tous ceux qu’on apprenait, quand on était élève
Et qui là sur la terre ont si bien réussi.
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Je n’aurai vu personne, au paradis, là-haut
Et pas plus en enfer, pas même au purgatoire,
Car toute cette arnaque est l’idée de nigauds
Qui ont tellement peur, qu’ils en font des histoires.
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Au ciel il n’y a rien, c’est là-haut le néant,
L’espace sidéral, qu’on appelle aussi vide,
Un immense trou noir qui reste là béant,
Où seuls on y rencontre un tas d’astéroïdes.
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L’humain serait le seul à détenir une âme,
Quand tous les animaux, eux, n’en auraient aucune,
Et que c’était pareil, encore hier pour la femme
Quand l’homme lui disait, qu’elle n’en a pas une.
*
Mais qui donc peut gober toutes ces inepties,
Seulement inventées pour avoir du pouvoir
Et mettre l’être humain en acatalepsie,
Pour qu’il ne cherche pas ce qu’il ne faut pas voir.
*
Vendre le Walhalla, à grands coups de promesses,
N’est rien que du slogan d’escrocs et de marchands
Pour endormir les gens avec du vin de messe
En le faisant passer en l’entourant de chants.
*
Pas un n’est revenu du royaume des morts,
La vie dans l’au-delà n’est que vers de poètes
Pour nous fourguer leurs mots toujours en oxymores,
En voulant pour les bons qu’on croit que c’est la fête,
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Alors qu’on le sait bien qu’en fait il n’y a rien !
Novembre 2024