Même l’acier le plus parfait
Se fait rattraper par la rouille,
On n’y peut rien et rien n’y fait,
C’est un peu comme l’eau qui mouille.
*
Ainsi toute démocratie
Finit toujours par s’oxyder,
Tant l’envie de suprématie
Fait, l’égo de l’humain, bander.
*
Ainsi, hier aussi à Athènes,
Au bout de quelques décennies,
C’est vraiment sans aucune gêne
Qu’ils en ont tous fait le déni.
*
N’est onc plus que l’ami yankee,
Pour tenter de nous faire croire
Dans tout ce jeu de kabuki
Qu’au peuple est toujours la victoire !
*
L’élite a pour le populo
Tant de dégout et de mépris
Que c’est toujours en camelot
Qu’elle nous fait payer le prix.
*
De temps à autre une soupape
Pour éviter tous les excès,
Tant elle a peur que ça dérape
Et que ne se vide l’abcès.
*
L’envers de toute autocratie,
N’est pas moins qu’une utopie d’homme,
La branche morte que l’on scie,
Pour éviter un grand pogrom.
*
Ce n’est rien qu’un immense leurre
Qu’elle a construit pour des gamins,
Un peu comparable au bonheur,
Qu’on sait n’avoir pas de chemin.
*
Ça ressemble à l’Eldorado
Qu’elle a simplement inventé
Pour que là en bas de ton dos
Elle puisse te contenter,
*
En nous berçant tous d’illusions
En jeux de manipulation.
Novembre 2024