Madame, voyez-vous, à vos trois fois vingt ans
Et ne renoncez pas à croire encore au loup,
Ne vous enfermez pas dans ce froid des igloos,
Alors que le plaisir, là toujours vous attend.
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L’impétuosité n’est plus de la partie,
L’âge a remis l’horloge au milieu du village,
Mais c’est donc la tendresse, en un si beau partage
Qui dans ces corps à corps, en fait le ressenti.
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Passés les soixante ans, les temps d’intimité,
Avec moins de vigueur, requièrent plus de douceur
Exigeant de nos mains, la maestria des fleurs,
Sans laquelle n’est plus de sensualité.
*
En perdant ses records, le sexe, à tant de temps,
Gagne en subtilités et en délicatesse,
Créant la poésie des grandes poétesses
Pour parler de l’automne au lieu de ce printemps.
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Et si c’est autre chose, avec bien moins de flamme
Et si la performance en oublie ses médailles,
C’est un moment choisi, une tendre bataille,
Qui d’un homme en ses yeux, vous rend de nouveau femme.
*
Alors ne gâchez pas, ces dernières années
Où est toujours présent un si grand potentiel
Et profitez au moins de ces merveilleux ciels
Qui peuvent encore ici vous être bien donnés,
*
Avant que seul l’ennui, vienne assombrir vos nuits.
Novembre 2024